Après 4 mois coupée du monde, me revoilà enfin dans le cyber espace : Je commençais à en avoir marre du monde réel :). Et oui ça y est on a enfin internet à la maison !!!!!! Apres 3 mois de bataille constante avec le fournisseur d'accés à internet, des heures au téléphone avec des centres d'appel en Inde  et finalement trois lettres de menaces de poursuites judiciaires, nous sommes enfin connectés. Je peux enfin utiliser mon ordinateur portable à nouveau et poster des messages avec tous les accents comme il faut. Plus besoin de faire les choses rapidement au boulot, en cachette, sur un clavier anglais !

 

Ce soir j'en profite pour un écrire une petite chronique politique - une fois n'est pas coutume !-:

Cette semaine il s'est passé quelque chose ici que je n'aurais pas cru possible : le premier ministre australien Kevin Rudd, élu par les australiens en 2007, a été victime d'un putsch politique par son propre parti et remplacé par Julia Gillard en l'espace d'une journée !!

Je trouve le concept intéressant : c'est comme si hier, jeudi, quelqu'un au sein de la Droite décidait que Fillon était meilleur que Sarkozy et qu'aujourd'hui vendredi la France avait un nouveau président : François Fillon !

Juste pour expliquer rapidement le système politique australien : l'Australie est une monarchie parlementaire avec à la tête avec un rôle honorifique la Reine d'Angleterre Elizabeth II, un gouverneur général -une femme- Quentin Bryce (je ne suis pas vraiment sûre de son rôle) et un premier ministre aujourd'hui Julia Gillard. Le premier ministre est l'équivalent de notre président de la république avec un peu moins de pouvoir.

Depuis quelques mois, Kevin Rudd alors premier ministre perdait des points très rapidement dans les sondages. Il était notamment critiqué pour tout l'argent dépensé dans les grands plans d'état visant à éviter la crise économique -soit dit en passant, ça nous a quand même maintenu bien à flot et moi la première avec mes projets d'écoles-, pour une nouvelle taxe qu'il voulait imposer sur les compagnies minières -une des principales activités économiques australiennes avec on peut l'imaginer un très fort pouvoir de lobbying- et son échec ou refus de faire aboutir tout projet écologique. Ceci étant dit comparé à d'autres leaders, présidents ou premiers ministres dans le monde, je dirais que ces décisions n'étaient pas extrêmes. Au cours des 3 ou 4 derniers mois, il est devenu très impopulaire au sein de son propre camp : des critiques ont commencé à être formulées ouvertement à tous les niveaux avec des rumeurs  laissant à penser qu'il serait remplacé par quelqu'un d'autre du parti dès que l'occasion se présenterait. Ce qui a déclenché la décision finale ce sont les élections fédérales qui se profilent à l'horizon d'avril 2011, dans moins d'un an, et que le parti travailliste actuellement au pouvoir étaient de plus en plus sûr de perdre. La personne la plus à même de prendre la relève était Julia Gillard, à la tête de l'équipe gouvernementale depuis 2007 sous les ordres de Kevin Rudd, ancienne avocate, extrêmement incisive, et qui a travaillé sur tous les dossiers depuis 2 ans -accessoirement elle a aussi un accent australien à couper au couteau !-.

Et là un véritable putsch politique s'est produit ! Un vote a été mené au sein du parti travailliste jeudi à 9h donnant aux sénateurs le choix entre garder Kevin Rudd ou le remplacer par Julia Gillard. Tous ont soutenu Julia Gillard à part deux (sachant qu'ils sont tous du même camp et qu'ils ont tous travaillé ensemble à un moment donné, c'est un peu choquant quand même) et à 10h00, après avoir juré il y a 2 semaines qu'elle n'était pas intéressée par la position de premier ministre, Julia Gillard est devenue premier ministre et Kevin Rudd a été ainsi évincé tout aussi rapidement.

Peut-être que Julia Gillard sera un très bon premier ministre, peut-être que Kevin Rudd a commis des erreurs, je ne sais pas mais je trouve tout de même le procédé  un peu choquant ! Je ne savais pas qu'ici le premier ministre élu pouvait être remplacé par quelqu'un d'autre du parti aussi facilement.

La grande question maintenant pour tout le monde c'est de savoir si Julia Gillard passera l'épreuve des élections fédérales en avril et sera alors élue par le peuple ou si tout ça n'aura finalement que précipiter la chute des travaillistes. 

 

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