Apres avoir été prise dans le gros tourbillon qu'était la décision de quitter l'Australie, j'ai réalisé que je n'avais même pas vraiment envisagé la suite, l'après. Il y a beaucoup de choses à faire avant de partir et je n'ai d'ailleurs donné qu'un tout petit aperçu de ce que ça représentait dans les posts précédents -il y a bien sûr tout un pan plus administratif (et encore plus chiant) à régler.

Juste avant de partir de Brisbane, je me suis dit que ce serait quand même bien de regarder s'il y avait un peu de travail en France en archi... Tout le monde était là : "Quoi ? Mais pourquoi tu rentres ? Moi je ne cherche qu'à m'enfuir !", "Mais t'es folle, tu trouveras jamais de boulot en France, la construction est à l'arrêt", "Non mais tu as oublié comment c'est la France !", "Si vraiment tu rentres en Europe, viens à Londres ce sera moins dur", "Je te donne même pas un an avant que tu sois repartie". Super encourageants les commentaires, merci la famille et les amis, ça donne envie !

Et en cherchant un soir, j'ai trouvé une annonce un peu par hasard : coup de chance tout s'est fait très vite après un bon premier contact sur Skype. Mais prise dans autre chose, j'ai oublié de regarder un petit détail capital : la localisation de ce super poste... Quand l'entreprise m'a dit de venir les rencontrer en personne dès que je serais rentrée, je me suis dit 'tiens mais au fait, c'est où ?'... Et à mon grand désespoir ce n'était pas à la plage mais en région parisienne.

Ça y est, c'est parti

En parallèle, le cirque du départ continue. Quand on croit que c'est tout bon, et qu'on va vraiment profiter des derniers jours, et ben non !

La veille de partir, j'ai une copine qui m'appelle :
"-Au fait on a ta tondeuse, comment on fait ? On te l'amène ?
-Quoi ? Quelle tondeuse ? Aaahhhh, la tondeuse... Vous voulez me l'amener où, je n'ai plus de chez moi ! Gardez-la, c'est cadeau !
-Ben on n'en veut pas en fait, on va déménager, ça nous encombre et on n'en aura sûrement plus besoin. On n'est pas sûr qu'elle rentre dans notre voiture en fait. Tu viens la chercher ?".
Grrrrr...... Ça c'est le super cadeau la veille de partir. J'ai plus de voiture à part mon oeuf bleu de location dans lequel il n'y a bien sûr aucune chance que la tondeuse rentre même démontée. Et surtout : mais que vais-je faire d'une tondeuse ?
"-Ecoute vends-la, donne-la à quelqu'un, ou mets-la dans la rue, je m'en moque, c'est carte blanche !".

Ça y est, c'est parti

Finalement c'est le retour, et après l'essai d'un nouveau trajet avec une seule escale par Dubai cette fois, et bien j'ai tout juste le temps de refaire un sac pour me rendre à l'entretien, direction Paris. Pas le temps d'atterrir vraiment et je suis encore en plein décalage horaire. Tout semble un peu surréaliste et je dois avouer que je suis un peu détachée, la tête encore dans les derniers jours à Brisbane.

Sous une pluie battante et un froid mais alors un froid pour lequel je n'ai évidemment rien à me mettre, je me mets en route et 1, puis 2 puis 3 métros plus tard j'arrive à... Pantin, dans le 9-3 !
Ça ne pouvait évidemment pas être dans le 16ème, il fallait que ce soit à Pantin. C'est le choc ! Trop de monde, trop de bruit, trop de pluie.

L'entretien n'est finalement pour eux qu'une confirmation mais de mon coté c'est le gros doute. Ils me disent en partant 'on te laisse voir avec l'administration pour régler les détails, et on démarre tout de suite, dès la semaine prochaine si possible pour faire une vraie transition'.

Oulaaaa... mais il faut que je réfléchisse moi, tout est beaucoup trop rapide !

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