Une fois la décision de rentrer prise, il s'agit de commencer à préparer le retour et à s'y mettre. La première étape est de fixer une date. Oui parce que sans date, autant dire qu'il ne se passe rien ! Commencer à trier et à régler les formalités quand le retour n'est encore qu'une chose lointaine et un peu floue est pour ainsi dire impossible et les journées se passent à procrastiner... Il y a toujours un truc plus sympa à faire qui se présente ! Même aller au supermarché du coin pour acheter du PQ semble d'un coup super passionnant et urgent.

Il a fallu que je me force en me disant : ok retour à telle date ! J'ai comparé le prix des billets d'avion, chose très rapide car ils sont tous hors de prix pour un aller simple, donc pas de grosses hésitations. Ce qui a fait pencher la balance c'est le cas de le dire, c'est le nombre de kg que chaque compagnie aérienne offrait. Mon objectif : trouver celle qui offrirait 100kg en Economy Class...
Une fois le vol acheté, on réalise vite que les 30kg de bagages autorisés en soute (pas trouvé d'option à 100kg !) -même si ça semble beaucoup plus généreux que les 20kg de l'aller 8 ans auparavant- et bien ça ne représente rien du tout ! Ça avait déjà été la crise pour partir -voir l'un des tous premiers articles sur ce blog- mais finalement ce n’était rien comparé à (essayer de) tout rapatrier.
Et le cauchemar commence...

Je me suis demandé si ce n’était pas mieux de prendre un container ou un demi-container mais finalement je n'avais pas assez et surtout ça reste très cher. Remplir un container de meubles Ikea qui ne valent rien et qui une fois démontés sont de toute façon impossible à remonter, ça ne vaut pas la peine ! Si vraiment on est fan de la marque suédoise, le mieux est encore de tout racheter à l’arrivée puisqu'il y a les mêmes collections partout.

J'ai commencé par sortir toutes mes affaires pour voir un peu l'ampleur des dégâts. Aie !

Préparatifs - S'y mettre

Jour 1
Toutes les fringues, chaussures et autres accessoires sont sortis. On ne voit pas les livres et autres objets sur la photo mais il y en a autant. J'ai développé une méthode toute personnelle du "je mets tout par terre pour avoir une bonne visibilité du volume et de la quantité à traiter". En l’analysant après coup, je ne suis pas convaincue que ce soit la meilleure approche. Enfin vu que je ne peux plus rentrer dans ma chambre, je me dis que ça va me forcer à m'y mettre vite.

Préparatifs - S'y mettre

Jour 7
Et bien finalement, tout mettre par terre ne m'aura pas empêché de rentrer et de sortir de ma chambre car une semaine plus tard, les choses n'ont pas beaucoup avancé. Faut dire qu'il a fait beau et que c’était plus sympa de s’échapper en extérieur et à la plage plutôt que de vivre dans un capharnaüm. Mais si on va au-delà des apparences, la situation s'est tout de même un peu améliorée : les affaires sont divisées en piles. Je n'irais pas jusqu’à dire organisées, mais simplement divisées.

Préparatifs - S'y mettre

Jour 16
Ca c'est la pile restante pour le voyage en avion... devant le sac qui doit pouvoir la contenir ! Tout n'est pas réglé, mais j'ai à peu près trié ce que j'emmenais avec moi en terme de vêtements et de chaussures. Et comme je déménage bientôt pour aller chez ma copine Steph, il faut que j'avance. Je finirai le tri du reste, de tout le reste, plus tard !

Préparatifs - S'y mettre

Jour 22 (plus on a de temps et plus ça traîne)
Je découvre les grands sacs à carreaux et c'est génial ! Pas besoin de réfléchir à quoi garder, quoi jeter, ou comment empiler les choses pour que ça rentre car tout rentre ! J'ai pris le plus grand modèle et il est ultra-résistant.
Note : il y a un double piège avec ce sac quand même : il est grand, il est pratique mais une fois qu'il est plein, il est insoulevable ! Il a fallu que je le traîne jusque dehors. Et puis c'est un bon cache-misère qui fait oublier tout ce qu'il reste réellement à vendre, donner, jeter en bref à se débarrasser.

Préparatifs - S'y mettre

A J-1 du départ (le couteau sous la gorge)
Autant dire qu'à un jour du départ, il fallait bien que je termine d'emballer les boites que je souhaitais vraiment envoyer. Vous avez sous les yeux les 4 cartons les plus chers de ma vie ! 250 $ la boite !!!! Après avoir cherché la formule la plus économique, j'arrive à une conclusion : il n'y en a pas. Finalement pour un petit volume et un poids relativement restreint, c'est quasiment le même prix que ces cartons partent par mer ou par avion, par la poste ou une compagnie spécialisée, et c'est cher. J'ai vraiment été obligée de réfléchir à ce que je voulais garder et ce que je pouvais laisser sur place. Heureusement que j'avais déjà fait un premier grand tri il y a un peu plus d'un an, ça avait permis de réduire la masse de choses accumulées.

Bilan de cette première partie : j'emballe ma vie dans un sac de voyage qui fera 31kg au final et 4 cartons de 20 kg chacun pour une petite note sympa de 1,100$...
-Qu'y a-t-il dans les cartons ? Principalement des livres qui pèsent un âne mort.
-Est-ce une bonne stratégie ? Non, pour deux raisons : j'aurais du me mettre à l'ebook il y a des années. Et ces fameux cartons qui sont arrivés très très vite par avion ne sont toujours pas ouverts !

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